Pour établir les menus, il est essentiel, au départ, de connaître la liste des aliments qui doivent former la nourriture de l'homme : aucune ménagère en inclurait dans son menu des champignons vénéneux. Mais la plupart ne savent pas que les excitants sont tous des poisons : sel, poivre, vinaigre, café, thé, sucre blanc. La plupart ne savent pas non plus que certains aliments, jadis bon, sont maintenant devenu dangereux par suite des manipulations chimiques qu'on leur fait subir (le pain, les confitures, etc.) il faut savoir aussi que les aliments qui sortent de ce qu'on appelle l'industrie alimentaire ne sont pas les aliments réclamés par la physiologie de notre corps.

Chaque organe de notre corps est comparable à une machine outil dans une usine. Imaginez qu'une machine outil soit faite pour transformer des tiges métalliques cylindriques en petits objets. Si vous lui fournissez des tiges à section carrée, vous allez malmener votre machine. Peut-être arriverez-vous à faire "entrer" la tige carrée, au détriment des organes de la machine (tout fait ventre pourvu que ça rentre). Mais arrivera vite le jour où la machine, lasse de ces mauvais traitements, cessera de travailler.

Ainsi en est-il par exemple, de notre estomac qui reçoit, disons, des pâtes alimentaires, fussent-elles complètes et de première qualité, au lieu de recevoir dans le même ordre d'aliments, des légumes frais farineux à l'état cru, pour lesquelles il a été fait : carottes, navets, etc... Enfin la ménagère devra savoir que certains aliments sont bons en soi, donnent un résultat mauvais quand ils sont ingérés au même repas. Ce dernier point, qui est de la plus haute importance, est généralement ignoré.

Voici donc les règles simples pour l'élaboration de menus :

Eviter tout excitant

  • Sucre, café, thé, chocolat
  • Condiment de toutes sortes
  • Viande, charcuterie, poisson
  • Alcool, tabac, drogues, etc..
  • Les jus selon comment ils sont utilisés avec des mélanges toxiques comme avec les plantes sauvages, le gingembre, le curcuma, ail etc... 

Nourrissez-vous d'aliments frais et riches

  • Fruits juteux bien mur
  • Fruits non juteux azotées (noix, noisettes, amandes, pistaches, avocat, cacahouètes non grillé, etc...)
  • Légumes verts de toutes sortes et salades abondantes (carottes, navets, fenouil, épinards, salsifis, couronne, chou vert, chou rouge, chou-fleur, chou frisé, choux de Bruxelles, haricots verts, petits pois, courgettes, endives, topinambours, aubergines, céleri en branche, céleri rave, oignons, artichauts, radis roses, radis noirs, etc...)
  • Salades : laitue batavia, laitue romaine, frisé, scarole, cresson, pissenlit, trèfle, barbe de capucins, endives, mache, etc.

Combiner correctement vos aliments :

  • Ne pas prendre au même repas un azoté et un amylacé, même si cela bouscule des traditions ancestrales ! 
Liste des azotés (protides) : viande (à éviter ou à limiter avec quelques viandes blanches), lait (à éviter), oeufs, fromages, fruits azotés.
Liste des farineux (amylacés) : pain de blé (à éviter surtout le pain blanc), pain de seigle complet au levain (très modérément), riz complet, orge, maïs, pommes de terre, châtaignes, faines, biscottes complètes légèrement beurrées, etc....
  • Il est bon de ne pas prendre au même repas 2 azotés différents (surcharge)
  • Rayer définitivement des menus toute sucrerie à la fin des repas ainsi que toute pâtisserie
  • Ne jamais mangé de fruits à la fin des repas. Les prendre, de préférence, sous forme de "repas de fruits" remplaçant excellent (au goût de certains) mais abominable (pour la santé de tous), petit déjeuner matinal.
  • Ne jamais manger entre les repas.
  • Ne jamais boire quoi que ce soit pendant les repas. Si on a soif boire de l'eau 15 minutes AVANT le repas.  

Tout ceci étant admis, le menu auquel il faut tendre est le suivant :

  • Petit déjeuner : fruits de saison, à volonté, sans exagérer (note de c2v : on pratique le jeûne intermittent tous les jours, donc on a supprimé le petit-déjeuner on en parlera bientôt dans un article).
  • Déjeuner de midi : une salade verte abondante, une crudités, à légumes cuits à la vapeur ou à l'étouffée, un amylacées. (note de cru2vie, on a remplacé ce menu par celui du petit déjeuner à base de fruits).
  • Dîner : une salade verte abondante une crudités, un légumes cuits, un azotés.
Note de c2v : idéalement on tendrait vers un repas par jour mais en mangeant les fruits d'abords et la suite une heure après. Sinon selon les saisons on tend vers 2 repas par jour.

Varier à chaque repas  :

  • Cuisson à la vapeur : prendre une cocotte en fonte ou en pyrex (abolissez les récipients en aluminium est assimilés). Mettre 1  ou 2 cm d'eau (suivant la teneur en eau du légume). Donc extrêmement peu d'eau. Faire bouillir. Quand l'eau bout, mettre le légume. Source de chaleur au maximum pour maintenir la production de vapeur. Fermer bien. Laisser entre quelques minutes seulement. Ne salez jamais. Le légume doit être cuit. Mais non pas mou. Ce ne doit pas être un cadavre de légume comme dans la cuisson habituelle. Vous aurez alors un met ayant gardé tout sans fumet et qui, souvent, vous paraîtra salé (ses propres sel minéraux).
  • Cuisson dans l'étouffée : prendre une cocotte. Versez une goutte d'huile au fond. Mettre un lit d'oignon de 3 cm à 5 cm. Placer vos légumes sur ce lit. Cuire à tout petit feu pendant deux ou trois heures, plus si nécessaire. Le légume ne doit jamais bouillir. Pas de sel. Résultat succulent, les oignons disparaissent entièrement dans la cuisson.
Ne pas assaisonner, sinon légèrement, avec de l'huile d'olive. Exiger de l'huile d'olive première pression à froid. Même remarque pour l'assaisonnement des salades.

Remarque

  • Le pain n'est pas un balai, ou un pouce-ordures ; il est un aliment. Considérer le comme tel point donc n'en mangez pas à tous les repas mais de temps en temps comme amylacé.
  • Rayer définitivement les bonbons et le chocolat de votre alimentation et de celle de vos enfants. Donnez-leur en guise de bonbons des raisins secs de toutes sortes Malaga surtout ; ils adorent cela et finissent par détester les autres.
  • Ne donner jamais, au grand jamais, de goûter à vos enfants. Abolissez sans retour les quatre heures et les "five o'click". Si l'enfant réclame à cause de l'habitude mauvaise qu'il a contracté, donnez-lui une ou deux pommes. Puis, petit à petit oubliez les pommes.

Conclusion

Lorsqu'on adopter cette alimentation, qui représente le type parfait, autant que faire se peut, on risque :
  • De maigrir. C'est un bon signe. La toxémie diminue et disparaît par les voies naturelles. On se stabilise automatiquement, ou l'on regagne du poids jusqu'à stabilisation par la suite. Ne pas s'affoler, même chez les enfants, ne pas craindre la tuberculose.
  • De déclencher une crise de désintoxication sous forme diverse (rhume, colites, éruption cutanée, etc.) c'est encore bon signe. L'usine en profite pour nettoyer. Ne pas contrecarrer cette maladie qui n'est pas une maladie mais un effort du corps vers l'expulsion de produits toxiques. Si vous avez le courage et le temps couchez-vous et jeûnez. Vous serez étonné de la rapidité du rétablissement et de la disparition de la douleur.
  • Jeûner signifie ne prendre aucun aliment solide, ne fusse une partie intime, ni aucune boisson, sauf de l'eau pure si la soif se fait sentir, et seulement dans ce cas.
  • Pas de médicalement cela va de soi. Ils sont toujours mauvais.
Vous voyez qu'il ne s'agit nullement d'une ascèse mais d'une alimentation rationnelle. Manger une quantité suffisante d'aliments riches frais pleins de vie et qui donnent la vie, au lieu d'ingérer des kilos et des kilos d'aliments morts qui sont une surcharge pour le corps et, en dernier ressort, le sous-aliments.
Avec l'alimentation rationnelle et naturelle, vous êtes à l'opposé de la carence et de la sous-alimentation.

H. Blanquart - La Nouvelle Hygiène N°23 Juillet/Août 1957

Note de Georges Wyckaert :
Le crudivorisme intégral est assurément le mode d’alimentation idéale vers lequel il est sage d’évoluer lentement avec une acceptation tant mentale que digestive. Précieux est de savoir que l’assimilation d’un légume cuit est favorisée par l’absorption de parcelles crues bien insalivées de ce même légume.
Exemple : un plat de carottes cuites verra sa digestion facilitée par l’absorption d’une ou plusieurs cuillerées de carottes finement râpées, absorbées aussitôt dés le rapage (pour éviter l’oxydation). Evidemment le mode de cuisson gagne à être le plus court possible. L’idéal est que le centre du légume soit encore croquant et cru.

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