Les substances comme le café, le thé, le cacao et le chocolat contiennent un alcaloïde presque identique, la caféine du café, la théine du thé et la théobromine du chocolat. Cet alcaloïde est classé par les pharmacologistes comme stimulant et consommé par ceux qui pensent avoir besoin de stimulation. Les toxicologiques le classent comme un poison.

La surexcitation, l’irritation, la gêne et la résistance que la présence de l'alcaloïde occasionne (appelé stimulation) n’est que le premier effet, mais il est suivi d’un effet secondaire, la dépression.
C’est la coutume générale de classer les médicaments selon leur premier effet temporaire. Par contre, et dans le cas des anesthésiques, cette coutume est renversée. En effet, rien ne produit autant de surexcitation et de violence, d’agitation et de résistance (stimulation) que l’éther et le chloroforme, dans leur premier effet, quoique le second effet qui est plus durable est une dépression très profonde.
 
Qu’il soit habituel d’inclure de telles habitudes de narcotiques comme le tabac, l’alcool, l’opium et la marijuana sous la désignation générale des habitudes stimulantes, il ne semble pas que ce soit la raison pour laquelle on prend ces substances. En effet, ce n’est pas de la stimulation, mais le soulagement de l’inconfort qu’on recherche. De l’autre coté, quand on consomme du café, du thé, du chocolat, du cacao et des boissons gazeuses stimulantes, il semblerait qu’un autre genre de soulagement soit recherché, celui de la faiblesse et de l’épuisement. Et quand on prend les stimulants (irritants) de l’estomac comme le poivre, la moutarde, les épices piquantes, le gingembre, il semblerait qu’il y ait un besoin de stimulation.
Comme l’inconfort a tendance à augmenter et que le soulagement procuré par ces poisons à diminuer, on a naturellement et inévitablement tendance à augmenter la dose ou sa fréquence ou les deux. Et comme en fin de compte, cela ne procure pas le soulagement attendu, on a recour à un poison plus fort. C’est la raison pour laquelle que l’usage de l’une de ces substances peut mener à l’autre.
Quand nous choisissons les accoutumances pour les narcotiques ou pour les stimulants, nous n'avons pas le droit d’assumer une supériorité envers ceux qui choisissent différents stimulants ou narcotiques. Tous sont dépendants, quelque que soit la nature de leur accoutumance.
La recherche du soulagement est l’essence de l’addiction aux drogues. Il n'y a pas un besoin impérieux pour des poisons ; il n'y a que l’inconfort, les malaises et la misère qui poussent la victime à rechercher des doses plus fortes et plus fréquentes de son poison favori pour se soulager. On a connu certains accoutumés prendre 6,4 gr de morphine chaque jour sans autre dommage que la stupéfaction qui leur fait oublier la douleur. Et quand la drogue est retirée, il s’ensuit des vomissements, une diarrhée violentes et d’autres symptômes alarmants. On les appelle à tort les symptômes de retrait. Or en vérité ce sont des symptômes d’empoisonnement et ils sont présents tout le temps. Toutefois ils sont étouffés par les doses répétées de la drogue. De tels symptômes sont suite à divers degrés de sévérité, après la cessation de n’importe quelle habitude empoisonnante : tabac, alcool, morphine, héroïne, marijuana, café, thé et chocolat.
Des milliers de personnes effectuent leurs tâches quotidiennes tellement fatiguées qu’elles n’arrivent pas à travailler sans leurs stimulants.
Elle déplorent leur assujettissement au travail et auraient souhaité cesser de travailler.
Or, si elles savaient comment cesser de consommer des aliments malsains et renoncer aux habitudes empoisonnantes, si elles savent comment fournir à leur corps des nutriments convenables, avoir du repos et du sommeil, en l’espace de 2 mois elle deviendraient de nouvelles personnes. La pause café ne leur sembleraient plus nécessaire. Ces personnes découvriraient que la tendance de tous les poisons est progressive.
Après avoir prétendu que les stimulants sont un besoin naturel pour le système, il devient nécessaire de trouver quelque apologie pour leur usage. Alors, on nous dit que non seulement ce sont des aliments, mais qu’ils aident à la digestion des autres aliments. Or, cela est faux. Même en petites quantités le thé paralyse les sécrétions salivaires. Et quand la quantité de l’infusion égale le cinquième du contenu de l’estomac, le thé retarde la digestion stomacale. Le café et le cacao ont peu d’effet sur la digestion salivaire, mais ils interfèrent autant que le thé dans la digestion stomacale.
Nous avons ajouté aux boissons alcooliques des anciens, le thé, le café, le cacao, le chocolat, le tabac, l’absinthe, l’opium, les épices piquantes et un tas d’autres habitudes empoisonnantes dans le but de procurer un soulagement évanescent des inconforts provenant de nos aliments malsains.
La sensation d’exaltation qui suit la prise d’un stimulant porte à croire que les stimulants doivent être bons. Mais on ignore la dépression qui s’ensuit et qui est proportionnelle au degré de la stimulation, sinon on l’attribue à quelque autre cause. Il est aussi probable qu’on y fait face avec une autre dose du même stimulant. Nous sommes tellement imbus de l’idée que les stimulants sont sains, qu’on dit souvent que « l’aliment est un stimulant ». Or, cette déclaration est basée sur une conception totalement erronnée du vrai caractère de la stimulation.
La stimulation est une irritation et le stimulant est une substance qui occasionne temporairement l’accroissement de l’action à l’aide de moyens qui épuisent et qui réduisent la rigueur.
Quand cela se produit, il faut une période correspondante de repos et de sommeil.
L’épuisement nécessite une dépression. Et la stimulation doit être suivie de débilité. Toutes nos habitudes empoisonnantes sont des effets débilitants sur l’organisme et augmentent la précarité et la fragilité de la vie.
Par Le Dr H. Shelton.

Ici la suite sur "Comment briser la dépendance" du Dr H. Shelton's Hygienic Review.

Commenter cette publication

*
*
*

2 Commentaires


cru2vie : 8 months ago

Oui bien sur, c'est un irritant donc anti-digestif (on les appelle des anti-aliments pour cela), à prendre à dose très très modérée.


Maria : 8 months ago

Bonjour! Le ginseng est il un stimulent?