Préambule

L’oxydation est un phénomène naturel, une loi naturelle issue de l’union de l’oxygène et du carbone ou d’autre éléments quelconques. C’est une réaction catabolique (destruction), moteur de la libération de l’énergie. Nous brûlons du carbone pour créer de la chaleur et créer du mouvement. Destruction et création se succèdent l'un à l'autre indéfiniment à la manière d'un couple en parfait équilibre : yang/yin, jour/nuit, expiration/inspiration, effort/repos, male/femelle, manger/jeûner, action/inaction. L’être humain décide souvent de rompre cet équilibre. L’oxydation excessive est synonyme d'excès, d'agitation, de précipitation et d'impatience avec laquelle une personne s’exposera à un vieillissement prématuré, une dégénérescence rapide. En revanche les animaux sont souvent en harmonie avec les lois naturelles, il ne créent pas ce déséquilibre.

Les 2 types d’oxydations

L’oxygène est une molécule qui compose l’air à 21%, c’est un gaz inodore et incolore, on en trouve aussi dans le sol. Sa caractéristique la plus marquée est sa tendance à s’unir avec tous les autres éléments connus à l’exception de la fluorine, le brome et d’autres éléments très rares. Un exemple connu par le grand public est l’association avec les métaux qui donne le fer rouillé, résultat d’une oxydation, la rouille est un oxyde de fer. L’oxygène a aussi une forte tendance à s’unir avec le carbone et l’hydrogène. L’association avec l’hydrogène produit l’eau et avec le carbone il forme l’oxyde de carbone et l’acide carbonique.

L’oxydation rapide

L’oxydation rapide se produit lorsque quelque chose brûle. Les carburants (bois, pétrole, gaz) se composent essentiellement de carbone avec lequel l’oxygène s’unit instantanément pour donner de la chaleur.
La chaleur en combinaison avec l’oxygène et le carbone est un processus d’oxydation. Le feu est une oxydation rapide, et plus le carbone sera en contact avec l’oxygène, avec la chaleur il aura tendance à s’oxyder, voire s’enflammer. Les parois d’un gros morceau de bois seront plus résistant aux oxydations, en revanche une fine feuille de papier pourra s’enflammer instantanément, puisque les fibres de carbones minuscules du papier sont complètement entourés  et exposés aux molécules d’oxygène. Le fer brûlera que si on le rougit au feu avant de le plonger dans l’oxygène. La température à laquelle une substance prend feu s’appelle la température d’allumage.
Une oxydation rapide dans nos aliments est créée avec une cuisson, une stérilisation, ou une transformation destructive des aliments. Ils seront exposés dans toutes leurs intimités à l'oxygène abrasif.

L’oxydation lente

L’oxydation lente peut en revanche se produire à des températures relativement basses, et pratiquement toutes les substances qui nous entourent subissent continuellement l’oxydation.
La rouille qui se produit à l’air libre, est un exemple d’oxydation lente.
L’air que nous respirons et l’utilisation que fait la cellule avec la mitocondrie et l’oxygène est une oxydation lente qui génère de l’énergie et du gaz carbonique (CO2) que nos poumons ré-expulsent. Nous créons et oxydons tout le temps dans un processus lent qui ne s’emballe pas. En revanche Les désordres créés dans nos corps enclenchent des processus d’emballements avec des oxydations rapides et nocives. Le processus qui contrôle cet emballement est la réduction (voir notre article sur la Redox). Elle est régit par des molécules anti-oxydantes, fournis par une alimentation naturelle biologiquement conçue pour nous à savoir les fruits.

Le bien ou le mal de l’oxydation ?

L’oxydation est un processus propre à la vie qui est bien maitrisée dans la nature car elle ne s’emballe pas (par oxydation lente) sauf dans les phénomènes violents volcans, foudres, feux de forêts temporaires (par oxydation rapide). Mais la nature ne fonctionne pas continuellement sur l'oxydation rapide comme le fait le monde moderne, avec la chimie de synthèse, la déforestation et la pollution (hydrocarbures). Nos aliments et nous même sont donc davantage exposés à l'oxydation exogène (extérieure). Pourtant sans oxydation nous ne pourrions pas vivre (respiration), mais nous devons nous protéger en fournissant à notre corps les anti-oxydants nécessaires pour contrer sa réaction en chaîne, grâce à la consommation des produits intégrales de la nature.

L’oxydation dans les aliments

L’oxydation s’accélère (emballement) ou ralentit avec les hausses et les baisses de température. Elle est plus rapide lorsque les substances sont chaudes, moins rapide lorsqu’elles sont froides. La tendance de toute substance à s’unir avec l’oxygène augmente avec sa température. Plus une substance entre en contact rapproché avec l’oxygène, plus l’oxygène s’y unit rapidement. La nature protège de l’oxydation les organes vitaux des plantes et des animaux en les entourant de structures : peau, écorce, qui ne s’oxydent pas facilement et qui empêchent l’oxygène de l’air d’entrer en contact avec les organes internes.
Si cette enveloppe protectrice se brise et si l’oxygène entre en contact avec les organes internes, l’oxydation débutera.
Les fruits et les légumes sont recouverts d’une écorce ou d’une peau extérieure résistante conçue pour servir de barrière efficace contre l’oxydation. L’oxydation des aliments est un anti-aliment, il va détruire les micro-nutriments, nécessaire à notre corps qui ne va plus les assimiler ou simplement les perdre. Les vitamines, les enzymes, bactéries bénéfiques et certains minéraux sont très sensibles à l'oxydation. Les partisans des lacto-fermentations seront déçus en apprenant qu’ils mangent des produits inférieurs nutritionnellement avec des sous-produits de décomposition issues des bactéries. Les bières et divers alcools étant des déchets bactériens (urine).

La transformation des aliments

Les aliments industrialisés raffinés et stérilisés dans l’industrie ou transformés dans nos cuisines : tranchés, coupés, réduit en cube, en purée, ou les jus que l’on extrait avec des extracteurs et blenders, entrent en contact avec l’air et s’oxydent plus rapidement. La vitamine C est la plus fragile, elle disparait dans l’oxydation.
La laitue déchiquetée à l’air libre, par exemple, perd 80% de sa vitamine C dans la minute qui suit !
Cette perte est aussi rapide pour les tomates tranchées mince. C’est la même chose pour les oranges, le chou et autres fruits et légumes. C’est ainsi qu’on peut acheter des aliments riches en vitamines, puis les préparer de façon à leur faire perdre la plupart des leurs vitamines. Vous comprenez pourquoi nous vivons dans une époque de carencés ? même dans le monde du véganisme/végétalisme, végétarien et crudivorisme nous observons de fortes proportions de carencés.
On nous vend perpétuellement des blenders et extracteurs onéreux comme des instruments de santé, qui font certes leur travail culinaire, mais dégrade fortement la qualité nutritionnelle de nos aliments. Nous devons absolument pas baser notre alimentation sur ce type de produits.
A noter aussi que la cuisson créer une oxydation importante des aliments, nous devons privilégier les cuissons ultra-douce pour les légumes uniquement (pas les fruits).

Vivre avec l’oxydation

Préservons nos aliments (et notre santé) de l’oxygène en mangeant des aliments entier le plus souvent possible. Laissons la magie s’opérer dans nos bouches, les extracteurs de jus ne remplaceront pas nos enzymes buccales. Si nous avons plus de dents, munissons nous de dentier.
A noter que dans l’institut Shelton, on servait presque uniquement des aliments entiers et crus, après une cure de jeûne qui durait suffisamment longtemps pour achever le nettoyage de l’organisme et la récupération nerveuse. Ainsi après ce repos physiologique, les patients retrouvaient leur intégrale capacité digestive et pouvaient à nouveau consommer des aliments bruts.

Je précise que Cru2vie ne déconseille pas l'usage de la cuisson, du blender ou de l'extracteur pour préparer quelques préparations sophistiquées, tant que nous avons une alimentation composée majoritairement de fruits et de légumes entiers et crus, croqués à pleines dents !

Commenter cette publication

*
*
*

3 Commentaires


RaphM : 3 months ago

Bonsoir, Cet article est super, les informations sont pertinentes.


cru2vie : 6 months ago

Bien dit Naïma ! :) tu as tout compris


Naïma45 : 6 months ago

Ça tombe bien, en cru je préfère manger les fruits bruts, et la crusine ce n'est pas trop mon truc. Les jus de légumes, plus trop le temps non plus depuis que j'ai repris le travail. Dire qu'on se casse la tête à cuisiner, crusiner, faire la vaisselle, alors que ce serait si rapide si on mangeait les aliments bruts : les humains se compliquent vraiment la vie quand même :)